Une Ă©quipe de scientifiques de l’UniversitĂ© de Linköping s’est rapprochĂ©e un peu plus du flou entre les organismes et les robots en crĂ©ant un muscle artificiel basĂ© sur le glucose et l’oxygène, tout comme le muscle rĂ©el qui se trouve. dans les ĂŞtres vivants. Le muscle artificiel a Ă©tĂ© créé Ă l’aide d’un polymère unique. Ce dernier dĂ©veloppement ouvrira la voie Ă un avenir oĂą les muscles artificiels pourraient s’implanter tout en permettant la crĂ©ation de micro-robots pouvant fonctionner comme des organes vivants.

L’Ă©quipe de l’UniversitĂ© de Linköping Ă©tait dirigĂ©e par Edwin Jager, maĂ®tre de confĂ©rences en systèmes de capteurs et d’actionneurs au DĂ©partement de physique, chimie et biologie. L’Ă©quipe a utilisĂ© les muscles créés Ă partir d’un actionneur en polymère dĂ©veloppĂ© Ă partir de polypyrrole. Le polypyrrole est essentiellement un polymère de pyrrole et est connu pour ses propriĂ©tĂ©s Ă©lectroconductrices. Elle a trouvĂ© ses applications dans les capteurs et les appareils Ă©lectroniques et est capable de changer de volume lorsqu’elle reçoit du courant Ă©lectrique.

L’Ă©quipe de recherche a converti le polymère en deux couches avec une fine membrane Ă l’intĂ©rieur des couches pour crĂ©er un muscle artificiel. Lorsque la charge a Ă©tĂ© appliquĂ©e sur un cĂ´tĂ©, les ions dans le polymère se dĂ©placent Ă travers la membrane, rĂ©trĂ©cissant ainsi la feuille. La feuille Ă l’autre extrĂ©mitĂ© qui absorbe les Ă©lectrons se dilate. Cela permet Ă l’ensemble de l’engin de se plier, semblable Ă un muscle contractant.

Cette charge peut ĂŞtre appliquĂ©e Ă l’aide d’une batterie, mais elle peut Ă©galement ĂŞtre obtenue Ă partir du glucose et de l’oxygène en ajoutant des enzymes qui peuvent amĂ©liorer la rĂ©action et brĂ»ler le glucose pour l’Ă©nergie, tout comme un vrai muscle. Jager a dĂ©clarĂ©: «Ces enzymes convertissent le glucose et l’oxygène, de la mĂŞme manière que dans le corps, pour produire les Ă©lectrons nĂ©cessaires pour stimuler le mouvement dans un muscle artificiel constituĂ© d’un polymère Ă©lectroactif. Une source de tension n’est pas nĂ©cessaire: il suffit de plonger simplement l’actionneur dans une solution de glucose dans l’eau. »

Jager a ajoutĂ©: «Le glucose est disponible dans tous les organes du corps et c’est une substance utile pour commencer. Mais il est possible de passer Ă d’autres enzymes, ce qui permettrait d’utiliser l’actionneur dans, par exemple, des micro-robots autonomes pour la surveillance environnementale dans les lacs. Les avancĂ©es que nous prĂ©sentons ici permettent d’alimenter les actionneurs en Ă©nergie de substances dans leur environnement naturel ».
La recherche a été publiée dans Advanced Materials.
