
C’Ă©tait censĂ© ĂȘtre une opĂ©ration fluide : faire voler un drone au-dessus d’une prison pour livrer de la drogue. Malheureusement, les brillants esprits derriĂšre ce plan directeur ont Ă©chouĂ© et ont laissĂ© des images d’eux-mĂȘmes sur la carte mĂ©moire.
Paul Reilly en tant que Michael Martin sont des Ăąmes bienveillantes : tout ce qu’ils voulaient, c’Ă©tait livrer 4 000 $ de drogue au frĂšre de Martin, qui est incarcĂ©rĂ© Ă la prison de Perth, en Ăcosse, au Royaume-Uni. MalgrĂ© toute la planification minutieuse et l’exĂ©cution sans faille de ce plan, ils ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s. Tout a commencĂ© lorsque les responsables de la prison ont trouvĂ© un drone DJI Phantom Ă©crasĂ© dans la cour de la prison. Les gardes ont examinĂ© la carte mĂ©moire et ont trouvĂ© 18 minutes de sĂ©quences montrant les criminels emballant la drogue dans un Ćuf Kinder Surprise. Il a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© le numĂ©ro de la porte de la maison Ă partir de laquelle ils opĂ©raient et une voiture garĂ©e Ă l’extĂ©rieur qui leur appartenait.
“S’il y avait eu un prix pour le film avec le rĂ©alisateur le plus incompĂ©tent, alors il aurait Ă©tĂ© remportĂ© par l’accusĂ©”, a dĂ©clarĂ© le dĂ©putĂ© Michael Sweeney. Mais malgrĂ© cette petite mĂ©saventure crĂ©ative, les experts en livraison aĂ©rienne de mĂ©dicaments ont fait de leur mieux pour brouiller les pistes. L’officier a dĂ©clarĂ© aux jurĂ©s que l’un des hommes vus en train d’emballer un Kinder Egg avait des chaussettes sur les mains lorsqu’il a scellĂ© le colis. Il a expliquĂ©: “Ăvidemment, ils ne veulent pas que leurs empreintes digitales ou leur ADN restent sur les objets qu’ils manipulent.”
Selon l’enquĂȘte, cette Ă©quipe d’Ă©lite n’a pas Ă©tĂ© dĂ©couragĂ©e par l’accident, car ils ont finalement rĂ©ussi Ă livrer avec succĂšs un autre Ćuf Kinder Surprise chargĂ© de drogue dans l’arbre de la prison le lendemain de la tentative initiale. Sweeney a dĂ©clarĂ©: “Le message semble ĂȘtre que si vous ne rĂ©ussissez pas au dĂ©but, alors volez, volez Ă nouveau.” Ne jamais abandonner; la persĂ©vĂ©rance paie. Dans cette affaire, Michael Martin a Ă©tĂ© reconnu coupable d’avoir fourni le mĂ©dicament, mais a Ă©tĂ© acquittĂ© d’avoir enfreint les rĂšglements de l’aviation civile.
