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Tendances 2022 : l’importance de la collaboration pour les professionnels du numérique

La pandémie de Covid et l’émergence du télétravail ont radicalement modifié les besoins des professionnels du numérique. Aujourd’hui, il faut pouvoir discuter de projets, sans être physiquement ensemble. Et cela nécessite les bons outils.

Pour en savoir plus sur les tendances de collaboration et l’importance du partage d’écran dans la gestion de projet à distance, nous avons interviewé Julien Lehuraux, PDG de Drovio.

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Pouvez-vous nous présenter Drovio ?

Drovio est une solution collaborative de partage d’écran conçue pour les équipes distantes ou distribuées, c’est-à-dire envoyées dans des bureaux répartis sur tout le territoire ou dans différents pays. Donnez aux participants leurs propres curseurs de souris et contrôlez toutes les applications partagées, comme s’ils étaient tous devant le même écran. Il est basé sur une architecture peer-to-peer. Tous les échanges sont cryptés de bout en bout pour une parfaite sécurité, et sont également transmis directement aux participants sans passer par un serveur intermédiaire, respectant ainsi la confidentialité des échanges.

Avec Drovio, nous cherchons à rendre le travail à distance aussi proche que possible du travail en personne et à offrir une expérience de collaboration à distance transparente et efficace entre les équipes, avec des partenaires ou avec des clients.

Drovio compte des dizaines de milliers d’utilisateurs répartis sur tous les continents, des entreprises Fortune 100 et 500, des géants de la technologie, aux PME et aux indépendants.

Vous êtes un outil de programmation en binôme de premier plan, une technique de développement agile. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ? Et quels sont les avantages pour les équipes technologiques ?

La programmation en binôme est une technique où deux développeurs font face au même écran et codent ensemble. L’objectif est de diffuser les connaissances au sein de l’équipe, de partager les meilleures pratiques et parfois de surmonter les difficultés techniques en combinant les expériences de deux personnes pour résoudre un problème.

Le développeur au clavier s’appelle le « contrôleur », il écrit le code. L’autre développeur est le « navigateur » : il examine chaque ligne de code au fur et à mesure qu’elle est écrite, vérifie les erreurs et réfléchit aux étapes suivantes. Les développeurs passent d’un rôle à l’autre plus ou moins rapidement, selon le contexte, pour maintenir un certain engagement.

Les avantages sont multiples :

Code plus court et de meilleure qualité Moins de bugs et de bugs potentiels, ce qui réduit la révision du code Partage des connaissances Formation accélérée pour les nouveaux membres de l’équipe Amélioration de la communication au sein des équipes

Traditionnellement, la programmation en binôme est utilisée dans un cadre junior-senior. L’exercice profite principalement au junior. Cela vous permet d’améliorer votre communication avec l’équipe et de structurer plus efficacement votre raisonnement sur le long terme, tout en profitant de l’expérience du senior.

Cependant, un scénario senior-senior moins courant permet de déboguer plus rapidement un problème majeur et de partager des connaissances sur une technologie ou un morceau de code précédemment maintenu par l’un des deux développeurs. Dans ce cas, nous combattons le facteur bus, un indicateur de risque en développement. L’image est brute, le facteur bus fait référence aux chances qu’un projet soit achevé dans le délai défini si l’un des développeurs clés est heurté par un bus (ou plus sérieusement, tombe malade ou quitte l’entreprise).

Cette méthode de travail est encore peu utilisée en France, pourquoi ?

Elle est surtout répandue outre-Atlantique. En Europe, la technique est principalement utilisée en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suède.

En France, la programmation en binôme est utilisée en milieu universitaire par des étudiants placés en binôme pour des travaux pratiques ou des projets.

Bien que certaines entreprises aient adopté cette technique dans notre région, elles sont encore minoritaires. L’idée que deux développeurs sur la même tâche est un gaspillage de ressources reste tenace. Or, dans des métiers aussi axés sur le savoir, il est au contraire très bénéfique de favoriser le partage des connaissances au sein d’une équipe. La programmation en binôme est un moyen direct et efficace d’atteindre cet objectif.

Il permet également la collaboration de conception. Pourquoi est-ce important? En général, le futur du design implique-t-il des outils pour travailler à « plusieurs mains » ?

Concevoir un design est un processus itératif. Nous recherchons la validation étape par étape d’un collègue, d’un responsable ou d’un client. Drovio simplifie le processus à distance, chaque participant est aux commandes et peut pointer et annoter à l’écran sans avoir à disposer du logiciel de conception souvent encombrant. Dès lors, il devient très simple pour le réalisateur d’indiquer les changements de couleurs, selon des modalités qui seront appliquées, pour itérer en temps réel et gagner un temps précieux.

Quel est le gain de productivité lié à l’utilisation d’une solution de travail partagé comme la vôtre ? Les projets avancent-ils plus vite ?

Drovio évite considérablement les allers-retours sur un projet. Lors d’une séance de travail collaboratif, tous les participants peuvent être acteurs. Par conséquent, le recours aux réunions est plus rare. Nous vous permettons de faire à distance ce qui se faisait traditionnellement sur place ou, à défaut, avec des outils simples et inadaptés de partage d’écran. Bref, on restitue une expérience « face à face » à distance.

Est-ce aussi un bon moyen d’augmenter la productivité des équipes ?

Une équipe efficace est une équipe qui communique. En fournissant les outils pour collaborer activement, nous redonnons un sentiment de présence au sein des échanges distants. Cela renforce la communication d’équipe et lutte activement contre l’isolement des collaborateurs.

Le travail collaboratif est-il réservé aux équipes techniques et de conception ou existe-t-il d’autres cas d’utilisation ?

Les cas d’usage des métiers du numérique sont nombreux :

Programmation en binôme à distance : Plusieurs développeurs collaborent en temps réel sur la même base de code. Design : un graphiste et son responsable ou client, ce dernier indiquant les modifications à apporter au projet directement avec son curseur, par exemple les couleurs, les formes, etc. Formation à distance : avec l’apparition du Covid, les sessions de formation qui se déroulaient en physique sur un parc de machines se font à distance, permettant au formateur d’intervenir à tout moment et de constituer des binômes ou des groupes d’étudiants dans une même session, toujours à distance. Recrutement et entretien technique à distance : testez un candidat en conditions réelles, sur des outils métiers. L’employeur peut alors interagir directement avec le résultat du test et informer le candidat en direct. Certaines entreprises technologiques, pour des postes de développeurs, passent ces tests en programmation en binôme pour tester également le comportement du candidat, sa façon de communiquer et d’articuler sa pensée. Onboarding des nouveaux collaborateurs distants : montrer les outils utilisés au sein de l’entreprise, comment ils fonctionnent, où trouver les ressources nécessaires, débloquer le nouveau collaborateur face à un problème… Revue de projets, avancement de documents à plusieurs en temps réel (présentations de PowerPoint, par exemple). Idée de génie.

Avec l’émergence du Covid et du télétravail, ces solutions vont-elles devenir la norme ? Quelle est la place des rencontres et des échanges physiques dans ces échanges hybrides ?

L’intérêt croissant pour le télétravail n’est pas nouveau. Il suffit de rechercher “travail à distance” dans Google Trends depuis 2004 pour s’en convaincre. L’apparition de la pandémie a eu un effet accélérateur sur le recours au travail à distance, conduisant les géants de la technologie à absorber cette culture. Bien que certains d’entre eux aient partiellement régressé depuis, les employés ont adopté cette façon de travailler et 1 personne sur 3 aux États-Unis préfère démissionner plutôt que de retourner au bureau.

Cependant, en donnant accès à un vivier de talents beaucoup plus large pour les entreprises qui ont choisi la voie du full remote, le télétravail a apporté son lot de nouveaux défis. Parmi ceux-ci, le sentiment d’isolement et d’exclusion. Des solutions de communication spontanée et de travail collaboratif comme Drovio permettent de lutter contre ce phénomène. Ils insinuent un sentiment de présence dans les échanges en ligne des équipes et relèguent la distance à l’éventail des faits plutôt qu’à la coercition.

Le recours aux réunions interminables est réduit, chacun peut contribuer à la construction en temps réel, sans quitter le confort de son bureau et gagner considérablement en productivité. La limite est plutôt dans les liens qui se tissent dans des échanges physiques qu’on ne peut pas imiter à distance, mais qui peuvent se résoudre avec des séminaires annuels ou des réunions périodiques selon les besoins exprimés par les salariés.

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